En cette nuit d'hivers, après une journée où je n'ai pas fait grand chose, je me suis allongé comme chaque soir. Mes pensées s'envolèrent pour rejoindre les étoiles... rejoindre là où tu te trouves.
Au bout de quelques minutes, le sujet de réflexion n'était plus le même. Il me semblait beaucoup plus grave, beaucoup plus réaliste... Fixant la lune, une larme se mit à couler, puis deux, et vint tout un océan qui me submergea.
Corps et esprit, sont censés ne faire qu'un, mais ce soir là, mon esprit se renferma sur lui même, plongé dans les ténèbres. Quant à mon corps, des douleurs insoutenables le traversèrent, me figeant sur place. Un étoile filante, me fit retrouver le sourire.
Un vent glacé se leva, doucement, prudemment, de légère brise annoncèrent l'arrivée de grands nuages blancs qui virèrent petit à petit au gris... Me retrouvant une nouvelle fois seul avec moi-même, mes plus grandes peurs se réunirent. Afin de lutter je me mis à écouter de la musique douce comme toujours. Celle-ci m'endormit peu à peu...
Un déluge me réveilla en sursaut: Quelle heure était-il? Je n'en savais rien, et peu importe, ce qui comptais, c'était qu'il faisait toujours nuit... Je ne savais toujours pas comment l'aider, ni comment avouer ce que je me devais d'avouer... Afin d'oublier toute la mélancolie qui coulait dans mes veines, je décida de jouer un air continu, qui accompagnerait le son mélodieux du vent...
Si tu entends cet air, il est pour toi... Peu à peu, alors que la nuit s'écoulait je continuais de jouer de mon instrument sans interruption... Quand le jour se leva, vient mon dernier souffle, ma mélodie m'accompagna tel un requiem.
« Comme un être nocturne qui en harmonie avec la nuit ne peut vivre sans elle, sans toi je ne suis rien »