En cette nuit d'hiver, après une journée où je n'ai pas fait grand chose, je me suis allongé sous cet éther céleste comme chaque soir. Afin de te rejoindre, mes pensées s'évaporèrent pour
regagner les étoiles.
Au bout de quelques minutes, le thème de réflexion a été subsistait par un autre. Beaucoup plus grave, amplement plus réaliste. Fixant la lune, une larme se mit à jaillir, puis deux, et vint tout un océan qui me submergea.
Corps et esprit, sont censés ne faire qu'un, mais ce soir là, mon esprit se renferma sur lui-même, plongé dans les ténèbres. Quant à mon corps, des douleurs insoutenables le traversèrent, me figeant sur place. Puis, une étoile filante, me fit retrouver le sourire.
Un vent glacé se leva, doucement, prudemment, de légère brise annoncèrent l'arrivée de grands nuages blancs qui virèrent petit à petit au gris. Me retrouvant une nouvelle fois seules avec moi-même, mes plus grandes peurs se réunirent. Afin de lutter, je me mis à écouter de la musique douceâtre qui m'endormit peu à peu.
Un déluge violent, bruyant me réveilla en sursaut: Quelle heure était-il? Je n'en savais rien, q' importe, ce qui comptaient, c'était qu'il faisait toujours nuit. Je ne savais pas comment l'aider, ni quand avouer ce que je me devais d'avouer.
Afin d'effacer toute la mélancolie qui coulait dans mes veines, je décida de jouer un air continu, qui accompagnerait le son mélodieux du vent. Si tu entends cet air, il est pour toi. Peu à peu, alors que la nuit s'écoulait, je continuais de jouer de mon instrument sans interruption. Quand le jour se leva, vient mon dernier souffle, ma mélodie m'accompagna tel un requiem.
« Comme un être nocturne qui en harmonie avec la nuit ne peut vivre sans elle, sans toi je ne suis rien »
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